8 RAISONS D’ALLER EN ARMENIE

MONASTERE DE TATEV

Portée par un appétit de vie sans pareil, l’Arménie, petit pays enclavé du Caucase a plus que résisté aux tempêtes de l’histoire. Indépendant depuis une vingtaine d’années, libéré du joug soviétique, abritant de somptueux paysages, dominé par la silhouette du Mont Ararat, –symbole national, du haut de ses 5165 mètres d’altitude,- le pays est en pleine métamorphose et s’ouvre de plus en plus au tourisme.

Derrière des clichés amplement véhiculés, l’Arménie est un pays attachant, touchant de par son histoire, sa culture millénaire, ses traditions et ses valeurs et qui mérite un autre regard : celui d’une grande nation, porteur d’une grande culture.

Art contemporain, restaurants branchés, cafés et boutiques design : l’attachante se veut aujourd’hui ambitieuse.

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1. CHAMBRE AVEC VUE

Situé sur la Place de la République à Yerevan,- ville, dont les débuts remontent à 782 av. J.-C.,- l’hôtel Armenia Marriott Yerevan, propriété de la chaine hôtelière américaine éponyme est l’un des hôtels le plus luxueux de la ville où le terme « hospitalité » n’est pas un vain mot.

Logé dans un magnifique bâtiment en tuf rose d’architecture arménienne raffinée et élégante, cet hôtel mythique a vu (et voit) défiler les plus grands de ce monde : artistes (Cher, Aznavour, Peter Gabriel…), hommes politiques ou hommes d’affaires y ont élu domicile lors de leur passage en Arménie.

La décoration y est soignée et sophistiquée, l’ambiance cosy et accueillante. Le soir venu, la terrasse de l’hôtel (bien que des dizaines de terrasses café-restaurants sont à l’honneur partout à Erevan) qui donne sur la Place de la République, se transforme en un point de rencontre de la jeunesse, des célébrités, d’hôtes de l’hôtel.  Un grand nombre des chambres élégamment meublées offrent une vue époustouflante sur le mont Ararat ou sur la Place de la République. Cette dernière, majestueuse dans la journée, vire au spectaculaire la nuit tombée, se pare de mille et une lumières au son de la musique des fontaines chantantes qu’animent la Place. Un must absolu à Yerevan…

Armenia Mariott Hôtel Yerevan, 1. Amiryan Street; http://www.marriott.com

2. LE VIN DES AMANTS

Peu de gens connaissent le vin arménien. Pourtant,  on faisait du vin en Arménie il y a déjà 6000 ans. Porté par quelques passionnés, l’industrie viticole prend de l’essor et le renom du vin arménien commence à avoir des échos dans le monde entier. Parmi une large gamme disponible, des vins exceptionnels sortent du lot.

C’est dans une boutique de vin raffiné et élégant à Yerevan, sur la rue Amiryan, où l’on peut trouver des vins remarquables venus du monde entier, que des vins arméniens font étalage de leur grâce.

Parmi eux, un vin rouge, appelé ZORAH KARASI. Il s’agit de l’oeuvre passionnée d’un Italien d’origine arménienne (autrefois entrepreneur de la mode à Milan) soutenu par des amis-associés professionnels-passionnés toscans. Avec seulement 20.000 bouteilles produites d’un 100% Aréni (un cépage jamais attaqué par le phylloxera avec plus de 3000 ans d’histoire) et vieilli dans les amphores, la bouteille fait déjà l’honneur des tables étoilées londoniennes et de la presse spécialisée du monde entier portés par les louanges des grands critiques, tel Bob Tyrer de The Sunday Times. Présenté dans une bouteille élégante, parée d’une étiquette raffinée, dont le dessin rappelle les manuscrits arméniens (le dessin et celui de la lettre « Z » de l’alphabet arménien), il s’agit d’un vin élégant, épicé et subtile à l’image d’un Pinot noir et à la structure d’un Sangiovese. Un véritable coup de cœur.

Le site internet du domaine affiche sur une des pages, une citation d’Elonor Roosevelt:” The futur belongs to those who believe in the beauty of their dreams”. 

Et quel rêve ! Nous, on dit: “Chapeau les Gars!”.

Zorah Karasi. Prix : 23,95€; http://www.zorahwines.com
Boutique à Yerevan:  Noyan Tun, 12 Amiryan Street.
Distribué uniquement en Arménie (Erevan), en Irlande (Dublin), en Russie (Moscou) et en Angleterre (Londres).
www.libertywines.ie, www.kazumian.ruwww.slurpvin.fr    

 3. LES GRANDS DE CE MONDE ET D’ARMENIE

La peinture est à l’honneur en Arménie. Le pays abrite quelques-unes des plus belles fresques religieuses et des tableaux des grands maîtres.

Fondée en 1921, la Galerie Nationale d’Arménie, situé sur la Place de la République, abrite dans ses 7 étages une collection impressionnante (dont la majeure partie provient des donations) d’œuvres d’artistes européens de l’école française, italienne, allemande, espagnole  (on y trouve, des tableaux de Tintoretto, Guercino, Druet, Claesz, van Goyen, Rousseau, Boudin Monticceli, de Dìaz de la Peña, pour la section « Art d’Europe occidentale »), mais aussi d’artistes russe (Kandinsky, Chagall, Serov, Ilya Mashkov…) et arméniens (Ayvazovsky, Surenyants,  Bashinjaghya, Saryan, Kojoyan, Khanjyan, Elibekyan…).

La collection permanente comprend aussi des dessins, des gravures, des sculptures et des œuvres d’art religieuses.

Impressionnant ! 

National Gallery of Armenia, Arami Street (Entrée depuis la Place de République), Yerevan ; http://www.gallery.am/en/

4. DANS LES PAS DES ROIS

A seulement 40 mn en voiture au sud-est de Yerevan, au sein d’une réserve naturelle se dresse le temple de GARNI, résidence des rois arméniens, dont la construction remonte à la période païenne qui précède la conversion de l’Arménie au christianisme.

Construit sous le roi Tiridat Ier (77avant JC) avec ses remparts et autres monuments alentours, le monument aux influences helléniques et romaines aux 24 colonnes gravées, – consacré à Mithra, dieu du soleil,- a une place particulière dans l’héritage architectural arménienne.

La forteresse comportait jadis des édifices palatins, des logements pour la garnison et d’autres locaux, aujourd’hui disparus. Ecroulé en 1679 à la suite d’un séisme, il a été restauré dans les années 70.

Une visite à ne pas manquer !

5. LA MODERNE

A Yerevan, à quelques pas de l’Opéra, tout près de la Place de France, se dresse le célèbre monument appelé CASCADE. Adossé à une des collines de la ville, l’édifice offre une vue extraordinaire sur la ville et sur le mont Ararat. Le monument est composé à l’extérieur des jardins en terrasses, de magnifiques fontaines et de larges escaliers longeant le monument. En contrebas, donnant sur la Place Tamanyan, des jardins à la française dont l’entretien minutieux s’apparente à la fine broderie, complètent l’ensemble et accueillent des œuvres de Fernando Botero, Jaume Plensa, Barry Flanagan et bien d’autres.

Racheté par le riche américain d’origine arménienne Gérard Cafesjian, le monument abrite depuis 2009, le centre d’Art contemporain, Cafesjian Center for the Arts, dessiné par le bureau d’architecte David Hotson. A l’intérieur du monument, des escalators et ascenseurs permettent d’accéder aux différents niveaux du musée mais aussi à une esplanade située au dessus. La majorité des œuvres du musée proviennent de la collection privée de l’homme d’affaires et sont signées Dale Chihulii, Bohumil Elias, Pavel Hlavayi, Yaromir Ribaki, Ivana Shramkovayi, Bertil Valieni, Lino Taliapietrayi, Mark Paysan et Hiroshi Yamanoyi, Fernando Boteroyi, Arshile Gorky, Jennifer Bartleti, Lee Cheduiki, Barri FLANAGAN, Zhaume Plenzayi et bien d’autres.

Fort de son succès, le centre a enregistré plus d’un million de visiteur l’an dernier.

Cafesjian Center for the Art, Cascade Complex, Yerevan ; http://www.cmf.am/

6. VERNISSAGE

Ancien point de rencontre des artistes et intellectuels, devenu marché aux puces depuis l’indépendance, situé par très loin de l’Opéra de Yerevan, Vernissage est le point de rencontre dominical des habitants de la ville et de toutes personnes débarquant à Yerevan.  Chaque semaine, durant deux jours (samedi et dimanche), la foule s’y précipite. Des centaines d’étalages de marchandises des plus improbables, composés de bibelots,  livres anciens ou d’occasion, reliques des temps soviétiques, côtoient de superbes tableaux, de nappes brodées à la main ou de sublimes tapis orientaux réalisés par des artistes et artisans.

7. PEUPLE DE FOI

Premier Etat, officiellement chrétien au monde  (l’an 301)  l’Arménie est un musée en plein ciel, riche des églises datant du VIIe et VIIIe et des monastères datant du du IXe et Xe siècle, souvent restés intactes. Si ces derniers sont très nombreux, 3 méritent la visite pour la beauté de leur architecture, celle du site et du paysage.

D’abord, le monastère de Khor Virap, situé dans la région d’Ararat, disposant d’une vue spectaculaire sur la légendaire montagne d’Ararat. Il est considéré comme l’un des lieux saints de l’Eglise apostolique arménienne.

Ensuite, le célèbre monastère Gegard située à 9 km de Garni (et 45 minutes en voiture de Erevan). Le complexe monastique fondé dans le IVème siècle,  est en partie construit dans la roche et se compose de plusieurs corps de bâtiments. Elle est la manifestation de la culture architecturale arménienne de par la richesse de ses ornements et est classé depuis 2000 dans le patrimoine mondial de l’UNESCO.

Et enfin, le monastère de TATEV (classé patrimoine mondial de l’UNESCO), pas loin de la ville de GORIS, à 300km de Yerevan. Construit entre le Xème et XIIIème siècle, Tatev fût  un très grand centre intellectuel et une université célèbre. Situé dans un site, doté d’un paysage à couper le souffle, la monastère est d’une beauté rare. De plus, une liaison téléphérique flambant neuf (la plus longue du monde, baptisée Wings of Tatev), parcourant des gorges vertigineuses dans les montagnes du Zanguezour, sur une distance de 6km permet d’accéder le site en 11mn.

Emotion et sensation forte garantie !

8. L’HERITAGE DANS L’ASSIETTE

Le renouveau de l’Arménie est palpable aussi par le nombre de restaurants ouverts depuis quelques années. Même si les cuisines du monde entier y sont à l’honneur, des restaurants arméniens tiennent le haut du pavé et proposent une cuisine arménienne fine et sophistiquée. Pour y goûter, on se dirige vers la Rue Amiryan, le restaurant Kovkasi Geruhi. Situé en terrasse en haut d’un immeuble, on peut y déguster à toute heure de la journée d’excellents mets, fraichement préparés par les « mammas arméniennes ». Les jus de fruits frais sont renversants, à commencer par le jus de carotte. Un élixir à consommer sans modération !

Autre incontournable de la cuisine arménienne (Wall Street Journal en raffole), le restaurant Dolmama, situé Rue Pushkine. En été, les tables dressées dans le patio sous les vignes en font de cet endroit un lieu magique et vous transportent ailleurs. On commence par des aubergines grillées en fines tranches farcies de noix et de ricotta, on goûte d’un chqufta (une sorte de tartare de viande absolument divin) et on enchaine sur des feuilles de vignes délicatement farcies de la viande accompagnée d’une crème sure.

Qui a dit que manger faisait grossir… ?

 Kovkasi Geruhin, 4/6 Amiryan Street, Yerevan
Dolmama, 10 Pushkin Street, Yerevan; http://www.dolmama.am/

MONASTERE DE KHOR VIRAP