L’HOMME, L’ESTHETE & LES LUNETTES

Les années 90 ont été marquées par l’avènement de nouveaux courants artistiques insufflés par une poignée de créateurs, dont le talent, à l’image de Tom Ford, les a érigés aux rangs des vedettes.

Vénérés par le milieu de la mode, Tom Ford a œuvré pendant une décennie pour les grandes Maisons, avant de lancer, au cours de l’année 2005, sa propre marque éponyme, en jetant son dévolu sur la mode masculine qu’il trouvait terne et dépourvue de classe.

Esthète dans l’âme, animé par une curiosité et un questionnement critique incessant, il a su viser et à apporter, de part ses créations en tous genres, une nouvelle façon de voir la mode : celle d’une œuvre d’art esthétique où chacun fait partie de l’œuvre. A l’image bigarrée, puissante, énigmatique, dont la force d’influence et du charisme est une source intense de régénération, l’Homme et son nom,  sont associés à une renaissance du monde de la mode.

Avant-garde dans l’âme, dotée d’une sensibilité et d’une audace artistique parfait, il fit le constat qu’au fonds, les hommes  n’étaient pas moins intéressés à la mode que les femmes : c’est juste que les hommes se contentaient de ce qui était disponible sur le marché, alors même que les femmes jouissaient des accessoires et des créations des plus fantaisistes des grandes marques.

C’est ainsi qu’il fût lancé la ligne accessoires pour hommes Tom Ford, comprenant lunettes de soleil et de vue, suivi d’une ligne de produits de beauté et de parfums, ainsi que des fragrances unisexes.

Véritable stratège et esthète, les produits façonnés par le célèbre créateur sont épurés, intrépides, intemporels et dénués de toute superficialité. En est l’exemple parfait la gamme des lunettes pour hommes, qui allie allure bohème-bourgeois à la classe incontestée, pouvant être portées aussi bien par un bad-boy de Walstreet  que par un haut fonctionnaire en exercice : telles ses campagnes de publicités porno-chic provocatrices, mais jamais vulgaires.

Comme écrivit James Joyce « L’art est la façon humaine de disposer le sensible ou l’intelligible à des fins esthétiques ».

Un précepte à appliquer. Tenez-le-vous pour dit.